mai 13, 2009

Guadeloupe Les Saintes - Avril 2009 (Je fais joujou avec mon Canon EOS 45D)


Plage de Grande Anse - Terre de Haut - Les Saintes


Terre de Haut - Les Saintes


Port de Terre de Haut - Les Saintes


Port de Terre de Haut - Les Saintes
Posted by Picasa

mai 07, 2009

La Télénovela continue...

Dr Th revient sur le blog pour une troisième saison. Mieux que Sex and The City, plus long et compliqué que les telenovelas mexicaines, plus mystérieux que lost, et aussi osé que Hard, suivez les aventures de Majnouna/Majdouba et du Dr Th sur le blog de Majda "Journées Ordinaires d'une Tangeroise Ordinaire". Des des drames, des séparations et des retrouvailles...
La télénovela à la sauce marocaine, qui fait rêver toutes les gazelles... "Rodrigo" (ils s'appellent tous Rodrigo dans les télénovelas) est un gaouri tout frais (be miktou) avec tous ses papiers, ses visas, son boulot, et le salaire en euros, et la voiture? (on jette un voile pudique sur l'absence d'un véhicule quatre roues motrices haut de gamme, très polluant soit dit en passant, mais qui en fout plein la vue... ) (Le couple se contentera de la vieille 309 à forte valeur sentimentale (seule valeur détectable pour le dit vehicule )
Résumé de la saison 1 : Coup de foudre à Holland Street, entre le mystérieux blond aux yeux bleus et la jeune cadrette dynamique. Mais, comme toute telenovela qui se respecte, le simple est l'ennemi de l'intéressant, ou comment envisager un bonheur sans complications préalable ?
Résumé de la saison 2 : La vie à deux est-elle possible ? Entre l'ex qui s'accroche, les reticences de la belle-famille sur l'origine "ethnique" de Majnouna/Majdouba et d'autres joyeusetés...
Saison 3 en exclusivité, le mariage de dr Th et de Majnouna/Majdouba - bientôt sur votre blog (non téléchargeable en torrent !)

Stay Tuned !

juillet 07, 2008

Manifeste pour la réhabilitation de la valeur Glandouille


playlist : Santogold, Sporto Kantes, Herbaliser.
lectures : Norman Spinrad.
BD : Ryad Sattouf, Cabanes.

message à la fidèle lectrice de Clichy qui nous a gentiment envoyé un chèque Itunes pour fêter les 1 an de son largage/expédition : Merci, vraiment, mais nous sommes contre les morceaux téléchargés sur Itunes à cause des DRM. Vive le téléchargement libre. Fuck le copyright.


Amis glandouilleurs et forçats de la sièste, NE NOUS LEVONS SURTOUT PAS !


Voici les 10 commandements du glandouilleur (et de la glandouilleuse ), véritable profession de foi qui doit guider chaque moment de notre vie.


1- Jamais point tu ne travailleras.

2- Le poil dans ta main tu cultiveras

3- Les responsabilités tu fuiras

4- La productivité tu honniras

5- Du moindre effort tu te méfieras
6- Du minimum tu te contenteras
7- Ce que tu peux faire demain, à après-demain tu remettras (peut-être, inchallah)

8- Douze heures par nuit tu dormiras, 2 heures de sièste l'après-midi tu feras.
9- Après la sièste tu te reposeras
10 - Le dixième commandement toi-même tu trouveras (moi, j'ai déjà trop donné aujourd'hui... )

mai 21, 2008

Des Racines et des Ailes - Tanger


bonjour je vous transmets une info de Melvina une ancienne de Lyautey qui travaille à FR3


Salam !A ne pas rater, mercredi soir sur France 3 à 20h 50


DES RACINES ET DES AILES spécial méditerranée avec un très beau reportage sur Tanger…


B’saha !


Melvina MESTRE

Directrice déléguée à la programmation


Tél. : 01 56 22 71 44

Fax : 01 56 22 73 12


mai 20, 2008

Recyclée par 2M

ça date de 2002 (6 ans déjà...) . Si vous avez besoin de chroniqueurs musicaux, recrutez-moi, mais pitié, arrêtez de me recycler... 3assartouni, safi, intahate moudate salahia diali :)

http://www.2m.tv/nostalgia/article.asp?id=1914

mai 19, 2008

Des chiffres et des lettres ou Analytics la Blog's Chouafa


Voilà ce que me dit la Chouafa (Voyante) sur la personne qui visite le plus mon blog (après avoir versé quelques gouttes de java sur mon html... elle m'a demandé d'attendre 24 heures et d'invoquer Google-Le-Grand-Le-Tout-Puissant, Dieu suprême des Chouafate... :

Ô Mystérieux visiteur, manifestez-vous... !



Localisation : Levallois - Perret (noeud reseau) - Clichy (IP)

Fournisseur d'accès : nc numericable s.a


Source : google

Mot clé : Majnouna/Majdouba, macosa.blogspot

Langue : Français

Navigateur : Safari
SI : Macintosh

Couleur d'écran : 32-bits

Résolution d'écran : 1440x900

Version Flash : 9.0 r115

Vitesse de connexion : Cable


Temps moyen sur le site pour ce visiteur mysterieux : 5min 15 secondes

Pages par visite : 1,86


Merci qui ? Merci google !




mai 15, 2008

Bidoune (Sans Titre)


Elle, c'était bobonne dans mes aventures de l'année dernière.

Elle, j ai failli l'ecraser en voiture l'été dernier à Tanger

Elle, ben elle a un nez pas très beau...

Elle, m'a laissé des gentils commentaires sur mon blog (cf note : http://macosa.blogspot.com/2007/06/moi-et-le-thtre.html)

Elle, ben elle est vraiment chiante !

Elle, elle dit des choses comme "Du cœur à l'ouvrage pour l'envie"

Elle, elle pretend que mes textes sont empruntés,

mais Elle, fait des fautes d'orthographes à chaque mot...

Elle, est pré-ménopausée, c'est peut-être pour ça qu'elle délire...

Ou peut-être que Elle s'ennuie, et c'est pour ça qu'elle nous ennuie ?

Mais Elle, comme une D'jeuns, s'est mise au bloguing... Pour remédier à son ennui peut-être...

Alors Elle a un blog, avec des jolis dessins tout plein... et la natuuuure ! (oui, en plus aigû s'il-vous plait...)




mars 26, 2008

Lettre d'adieu au dr Th & Un extrait de ma lecture du moment qui n'a rien à voir avec la lettre d'adieu précédemment citée...



Parce que mes mots c'est tout ce qu'il me reste,
Parce qu'aujourd'hui je me sens légère...
Parce qu'aujourd'hui je n'ai plus mal...
Parce que mes larmes versées hier étaient les dernières versées pour toi...
Parce que tout cela n' a plus d'importance, parce que la confiance finit par tarir, parce que je n'y crois plus...
Parce que la cristallisation de Stendhal et tout ceux qui ont théorisé là-dessus...
Parce que tes mensonges me font sourire, parce que ta lâcheté me fait sourire...
Parce qu'au final je n'aurais rien compris, parce qu'au final, je t'aurais mal compris...
Parce que tout cela n'a plus d'importance...
Parce qu'aujourd'hui je ne regrette pas d'avoir essayé
Parce que je ne te quitte pas
Parce que je m'en vais
Parce que je vis, et c'est parce que je t'ai tué...
Parce que je ne sais pas me résigner, parce que je ne veux pas me résigner...
Parce que je ne t'ai jamais cru, parce que je n'ai pas pu te croire, parce qu'aujourd'hui je me fiche de te croire...
Parce qu'aujourd'hui je me refais confiance...
Parce que si ça va mal dans ta tête t'as qu'à aller voir un psy... Parce que moi je me fiche de te comprendre...
Parce qu'aujourd'hui, tu n'es pas là, et je suis heureuse...

Et c'est parce que je suis heureuse sans toi que je m'en vais loin ...



"Un écrivain ne peut décrire qu’une seule chose : ce que ses sens perçoivent au moment où il écrit... Je suis un appareil d’enregistrement... Je ne prétends pas imposer une « histoire » une « intrigue » une « continuité »... Dans la mesure où je parviens à effectuer un enregistrement direct de certains aspects du processus psychique, je puis avoir un rôle limité... je ne suis pas un amuseur public... Ils appellent ça la « possession »... Parfois une entité se faufile dans le corps – des contours vacillent dans une gelée orange – et des mains se mouvent pour mieux étriper une putain qui passe ou étrangler l’enfant des voisins dans l’espoir de remédier à la crise chronique du logement. Comme si j’étais habituellement là, mais susceptible de perdre la tête de temps à autre... C’est faux ! Je ne suis jamais là... ou, du moins, jamais en parfait état de possession, mais plutôt dans une position qui me permet de prévoir les mouvements imprudents... Patrouiller est, en fait, ma principale préoccupation... Si rigoureux que soient les niveaux de Sécurité, je suis toujours simultanément à l’extérieur, à donner des ordres, et à l’Intérieur de cette camisole de force en gélatine qui s’étire et se déforme pour toujours se reformer en vue de chaque mouvement, chaque pensée, chaque impulsion, tous et toutes marqués du sceau d’un juge étranger..."

WILLIAM BURROUGHS in Le Festin Nu.

mars 25, 2008

Un million de mensonges


Un mensonge, deux mensonges, trois mensonges... Je compte tes mensonges pour ne pas dormir, j'écoute tes contes pour ne jamais oublier... quatre mensonges, cinq mensonges, six mensonges... Tu mens, tu mens, tu as toujours menti, pourquoi tu ne mentirais plus ... dix mensonges, cent mensonges, mille mensonges ... A chaque jour son petit mensonge... un million de mensonges, de quoi me tenir évéillée toutes mes nuits...


Te dire que tu mens? Te dire que je sais? Te dire comment je sais? Te dire comment tu te trahis? Te dire que je ne te crois plus? Te dire à quel point tu es creux? Te dire que je ne suis pas dupe? Te dire stop? Te dire arrêtes, tu ne trompes personne? Te dire arrêtes ta comédie? Te demander si tu n'es pas las de jouer, de faire semblant? Te dire que je sais? JE SAIS !!!


Te dire que j'ai attendu ta vérité, te dire que je ne l'attend plus, te dire que je te quitte, te dire que tous ces mensonges me noient, te dire que tous tes mensonges se voient...
Te dire que je ne sais plus justifier tes mensonges, te dire que je ne veux plus savoir, te dire que "nous" est un mensonge, te dire que c'est fini...
... Puis tu rentres, tu m'embrasses, tu me demandes si tout va bien, tu te mets au lit, des fois tu me fais l'amour, puis tu dors...
... Et moi je me remet à compter les mensonges : un mensonge, deux mensonges, trois mensonges, dix mensonges, un million de mensonges...
Demain. Demain, je te dirais que je n'y crois plus, demain j'aurais le courage de tout te dire, demain...








mars 21, 2008

Je suis malheureuse !


Je suis malheureuse... Oui, c'est écrit en rouge sur le mur en face du lit ! Impossible de le rater !

Je pleure, je me tords de douleur au milieu de la nuit. Je hurle. Je voudrais l'arracher cette douleur... Je ne sais pas comment l'extirper... alors je pleure d'impuissance. Il soupire et me tourne le dos. Mes boyaux se tordent, je caresse l'idée d'une mort qui me délivre.
15 minutes passent, il ronfle, je hurle de douleur... Je finis par allumer la lumière, allumer une clope, allumer mon pc, et tenter, malgré mes yeux brouillés, de cracher cette maladie qui est revenue me hanter...

Je ne sais plus dormir, la nuit est complice de tous mes démons, je tente un petit tour d'exorcisme, je caresse les touches de mon clavier, et laisse mes démons doucement s'écouler à travers mes doigts, former des mots... Ce n'est peut-être que ça ma douleur, mes mots qui n'en peuvent plus de rester prisonniers de mon esprit, qui infectent, et qu'il faut absolument sonder, évacuer, avant la septicémie...

Il ronfle, ça m'agace, le fait qu'il dorme si facilement, qu'il ne connaisse pas les affres de l'insomnie, de la dépression, du désespoir...

Le soir, j'envisage mille et une façon de me donner la mort, je fantasme, je pronostique, je m'interdis de penser à la douleur que j'occasionnerais aux miens, mais je reste très tatillonne sur certains détails: pas chez lui, nous ne sommes pas mariés, difficile chez mes parents, il y a toujours quelqu'un, pas en public, c'est un moment intime, je voudrais être seule pour mourir... Je ne veux pas me faire mal en me ratant, j'ai déjà donné, difficile de se procurer des médicaments, je ne suis plus chez mes parents - il ronfle de plus en plus fort, ça m'exaspère, c'est insupportable -

L'idée de chercher le meilleur moyen de se donner la mort sur google ne m'avait jamais effleuré l'esprit auparavant, je m'étonne, moi qui suis si googlephile...


Ma douleur commence à s'estomper... l'effet des mots crachés.

03:00 - L'insomnie rôde toujours, j'écris comme l'autre conne, je me dégoûte !

03:02 : Je ne blâme personne (même si j'en veux à la terre entière), je mentirais si je disais que cet état ne m'est pas familier, une douleur qui me tord, qui me fait hurler, comme une envie de se cogner la tête, de se jeter par le balcon... ça me connaît ça! Sauf que là, incapacité totale de me relever, de me motiver, de bouger mon cul quoi : Oh, je la connais le perpétuel refrain de la vie devant soi etc. Grotesque ! Celui qu'a dit ça n'était pas dépressif !

03:08 : Hourrah ! 5 minutes de plus pour le compte de mon insomnie rituelle, rien de singulier, elle finira par s'éclipser discrètement avec les premières lueurs du jour, ou l'appel du muezzen. On n'entend pas de muezzen dans cet appartement...

Il re-ronfle de plus fort ! je lui avais pourtant retiré l'oreiller, il vient de s'en rendre compte, il se repositionne dans une posture tordue de manière à produire le son le plus horrible qui puisse être exister.. Quelle horreur!

03:15 : Je suis malheureuse, je le sais, je l'ai écrit en rouge sur le mur ! Mais rien n'y fait. C'est ma sentence, ma malédiction.
Alors j'attends, j'attends de toucher le fond, mais le fond est sans fond... Lui se lassera de ma dépression, craquera, me quittera, je retournerais chez mes parents qui me doperont, je passerais quelque temps vautrée sur mon lit d'ado avec mon pc sur le ventre, puis rien, un jour je revivrais, mais pour quelque temps seulement, car on n'échappe pas à son anathème.

03:21 : 4 heures approchent, c'est l'heure à laquelle mon insomnie fuit, elle disparaît, comme si elle n'avait jamais été là... Il a cessé de ronfler. Je contemple le vide de mon existence, me sens handicapée de la vie, me sens vautrée par terre sur un sol blanc, incapable de me relever, non, ce n'est pas de la mauvaise volonté, non môssieur...


Je ne suis plus celle qu'il admire, je ne suis plus cette fille séduisante, je suis une loque, une loque qui ne sait plus parler, je suis une loque qui balbutie, je suis une loque sans personnalité, une loque qui ne fait rien de sa vie, qui vit à ses dépends, une tique...

Dieu est parti aussi, je ne l'entends plus en moi, il ne répond plus, il a du changer de numéro, peux même pas laisser une message sur sa boite vocale... Aux abonnés absents Dieu... Alors la nuit, je me sens seule, paumée, ma réalité renvoyée à ma face, c'est pas un coup que je me prends, mais une raclée... Et qu'on ne me dise pas reprend toi ma fille !

Il me reste mes mots, écrire, écrire, mais c'est comme un shoot, c'est dur au départ, puis ça passe tout seul, ça fait planer, ça fait oublier, jusqu'à la prochaine nuit, prochaine insomnie, prochaine douleur, ma vie ne sert à rien, je n'en fait rien, je n'en veux pas, je veux mourir, oui, je veux mourir, mes mots ne sont qu'un pansement, mais je saigne, je suis exsangue mais je tarde à mourir...

La lumière l'agace, ou est-ce le bruit de mes doigts qui tapotent sur le clavier... Comprends moi, je dois vomir mes maux pour pouvoir dormir, ça ne saurait tarder...

février 14, 2008

Connerie légère


Mustapha le Moustique, de la moussaka plein la moustache, tire son mouchoir de poche.
Ce mousquetaire ailé et musclé ne vit pas la moustiquaire de mousseline...
Et VLAN! Dans la mousse moussaillion!

alternative :

Sur la tête du mousse, Mustapha le moustique gavé de moussaka, ce mousquetaire ailé ne vit pas la moustiquaire lancée vers lui. Le nez dans la mousseline, il entend : "Eh Moussaillon, toi qu'es musclé, attrape ça!". il prit un coup de Mousse(u)...

février 13, 2008

Skype & Slam


"Une fille torturée, tout contre toi, tout près,
Elle a peur, pas assez préparée
Elle se brise contre les murs, et attend d'être réparée
Cherche kekchose qu'a pas d'nom, un "je t'aime" escorté de deux "sale con"
Crache ses jurons :
Bouffon !
Couillon !
Avant de s'effondrer, espèce de tarée, mal barrée
Repense à leurs ébats pornographiques, exotiques, poétiques
...elle craque?, non se raccroche à sa bouée éthylique...
Lui croit que c'est cyclique, cyclothymique..."

Sous la couette, elle pianote ses mots, se trouve bête, arrête puis reprend, elle attend.
Elle pianote en attendant que skype clignote.
Une note, elle clique, retient son souffle, panique...
Il est au boulot, pas pratique, pas le temps !

février 04, 2008

Cherche quelqu'un déséspérement


Quand tu essayes d’être artificiellement proche de moi, ça me donne de l’asthme ! (Parce que non, on n’est pas ce qu’on fait, on est pas ce qu’on pense, on n’est pas ce qu’on ressent, on est les 3 à la fois)

J’erre dans « nos » 150 mètres carrés. Je ne suis pas sortie aujourd’hui. Je pense à toi. Qui es-tu ? Tu traînes 40 ans derrière toi. 40 ans dont je ne sais rien, tu parles si peu de toi, je me sens si loin. Je déteste mes phrases, me voilà encore avec mes phrases de gamine, je me lis et je me fais pitié, crétine !

Sortie fumigène, je me sers un verre de jaune, et je me replante devant l’écran…

Je reprends… Qui es-tu ? Envie de te secouer très fort et te hurler à la gueule (en postillonnant) « Qui es-tu, merde ! »

Manque de bol, t’es pas là, puis je n’aurais pas eu le courage de le faire, plus. Alors j’erre dans nos « 150 mètres carrés ». Je cherche mes mots, envie de hurler, de les appeler, qu’ils reviennent à moi. Je débloque ! Plus de mots, plus de phrases, plus de texte. Bordel ! Mais qui es-tu ? Puis cet appart me fait chier, cet espèce de temple aux ex, aux tiennes oui !! Et moi, et moi, et moi !! Moi, j’ai envie de réapprendre à écrire, je ne sais plus, j’en pleure. Là, comme une conne, pauvre idiote, je rêve, je plane, au milieu du salon.

Me sens « desperate housewife » !!! Je veux de la haine, un peu de haine en moi, puis un peu de passion, enfin, ce genre de sentiments qui me font cracher des mots… Cracher des mots, cracher des mot-larts, mes maux-larts, envie qu’ils atterrissent sur ta figure, qu’ils glissent lentement, visqueux, verdâtres, dégoûtants, mais rien ne vient…

Je veux me saouler jusqu’à me retrouver…

Je veux être plus proche de toi, mais je m’esquinte, je m’éreinte, c’est absurde. Je veux entrer en toi, puis tout savoir, c’est un peu salace, un peu sadique, très masochiste, mais je veux plonger en toi, toucher tes boyaux, me salir les mains de ton sang, rouvrir tes blessures, m’enfoncer en toi jusqu’au os, je veux que tu pleures contre moi dans l’obscurité, je veux trembler quand tu me parles…

L’anis commence à faire de l’effet…

J’ai envie de faire l’amour en pleurant, je veux me sentir toute puissante, je veux te dominer, je veux que tu t’accroches à mes pieds, j’ai envie de t’entendre geindre… Oui, dans mes fantasmes, tu pleures…

Mais je ne peux pas, je ne sais pas … Je deviens conventionnelle, je m’éloigne de moi, même ma dépression devient banale…

Je veux m’enrager, mais je me sens impuissante, alors je pleure !! « Domptée ».

Oui, c’est cela qui me déprime, ne plus ressentir, mourir un peu… beaucoup, à la folie.

Alors je suis là, devant ce putain de pc, je veux être capable d’écrire un putain de paragraphe correct, mais rien ne sort, rien du tout… des mots banals, banals comme ma vie… banals comme moi. Je suis lâche !!! Et en plus, j’ai perdu mes mots…

Je pense à toi, qui es-tu ? C’est la seule phrase qui me vient à l’esprit !!! Je veux être proche de toi, plus proche encore, plus proche…

Tu me fascines ! Tu le sais ? Tu es un mystère pour moi, je veux te résoudre… Je ne sais plus par quoi commencer, trop liée à toi, trop proche physiquement, puis aussi peur de me brûler… J’avais compris, j’avais compris… Mais je me suis fait mal ! J’avais compris et j’avais décidé de m’éloigner… C’était si facile pour moi de te comprendre à l’époque. Aujourd’hui, je suis trop liée « émotionnellement »… Alors je ne peux plus jouer les fouineuses, les fouineuses au fond de ton âme j’entends…

Ton âme me fascine… Mais j’ai peur d’y aller, je me ferais mal, je sais, puis, ça risquerait de tout détruire entre nous… Je ne suis pas assez forte, ou peut-être que si… Je ne sais pas.

Je suis sur le canapé, mon verre est à moitié vide, j’ai peur de te perdre, parce que le soir où j’étais mal, tu m’en a voulu le lendemain, le soir où j’étais folle, tu ne voulais plus de moi, alors j’ai demandé à ma folie de la mettre en veilleuse…


Alors des fois, je me vois, assise sur toi, fouillant de mes mains dans tes boyaux, je vois le sang, ton rictus de douleur, tes supplications, tes larmes, je me vois continuer, et ne pas craquer, continuer, jusqu’à tout éparpiller autour de moi, examiner tes intestins millimètre par millimètre, jusqu’à répondre à ma question, "qui est tu ?". Peut être que ça te tuera, peut être que ça me rendra dingue, mais je veux tout savoir, je sais que ça me calmera...

Fin.

novembre 06, 2007

Maux Croisés


Insomnia

BO : Just Jack – je ne sais pas dormir. Je ne sais pas te parler. Non, tu n’es plus mon interlocuteur, alors je ne sais plus t’écrire. Je ne sais plus depuis que tu ne réponds pas, depuis que tu ne réagis pas, depuis que tu ne m’écris pas.


Petite fille fragile. Petit monstre attendrissant, grande perche dégingandée, tu as mis la main sur mon cœur.
Je souffre.
Je souffre de tes mots, je souffre de ton mépris, ton mépris « partiel » pire que tout, j’ai envie de te planter là, de me cacher, d’aller panser mes plaies tout seul.

Mais je vibre à ta colère, je vibre à ta tristesse, je vibre à ta haine, je vibre à ton amour…Comment ne pas être touché par ton appel aux mots. Mes mots.


des ressentis...!

Des choses s’accumulent, des sentiments surtout, que je ne saurais dire, je sais les écrire… une grosse pile de sentiments, de ressentis, d’émotions… une pile qui grossit, grossit, manque de s’écrouler, s’éparpiller, certains s’envolent par la fenêtre, disparaissent à jamais, d’autres atterrissent derrière quelque meuble, je les oublie, tant pis, je les récupérerais un jour, un jour de grand ménage. La pile grossit, grossit, branle, tremble, s’écroule, nerveusement, j’essaye de tout remettre en place, non, pas aujourd’hui, c’est pas mon jour de rangement, nerveusement, je ramasse tous ces sentiments, ressentis, émotions, maladroitement, je refoule tout, la pile s’écroule, et moi je continue d’empiler.


Avant, tes mots avaient pour moi le parfum désagréable des choses définitives. Je suis trop sensible à tes mots. Je suis trop sensible à tes démons.


J’ai du mal à accepter tes jeux de thèmes, tes méjetaimes jetés comme un fil de sécurité entre nous pour mieux bombarder en toute tranquillité. J’aime tes mots quand ils ne me mitraillent pas.


... et des papillons multicolores!

Je suis assise par terre, tout s’est écroulé, mes sentiments, mes ressentis, mes émotions m’envahissent. Il y’en a partout, autour de moi, partout en moi. Je suis assise par terre et je pleure, impuissante. Je tremble, je veux tout ranger, tout balayer, tout oublier… ça s’envole autour de moi, ça virevolte, ça tourbillonne, des papillons qui portent sur leur ailes des émotions multicolores… Ça fait mal, comme une lumière trop forte, comme un bonbon sur une dent cariée…


Tu me reproches de m’enfuir, tu me jettes à la figure ma lâcheté, mais toi quand les choses ne vont pas, tu les gardes aussi en toi sous forte pression, pour les faire exploser. Puis tu t’évades dans la douleur, la sensation de ta propre douleur. Tu disjonctes de toi-même.


Mais je t’aime. C’est plus fort que moi, que l’envie d’échapper à la douleur de tes mots, à tes mots qui m’aphasient… à tes mots qui me coitent, à tes mots qui m’interdisent et m’ordonnent à la fois. A tes mots dont j’ai besoin.


Finallement...

Les papillons virevoltent toujours autour de moi… je ne pleure plus. Certains commencent à mourir. Autour de moi, gisent des cadavres de papillons morts. Le jour se lève. Je suis debout, je balaye le sol, je suis fatiguée, j’ai beaucoup pleuré. Je fume une dernière cigarette, le soleil se lève à l’horizon, les oiseaux se réveillent… les lettres aux êtres aimés se ressemblent!


J’ai besoin de moments calmes, de moments de petits riens, de moments de fou-rire sur le philadelphia ou le nesquik, pas de mouvements d’horreur et d’humeur, mais de rires et de plaisanteries, de café au lit et de dimanche carpette vidéos… de coucher de soleil sur la place du grand Sokho avec le thé trop chaud pour les mains, de moments où je n’ai plus besoin de te parler pour te hurler de mes yeux que je t’aime, que je tiens à toi, plus que je ne tiens à la tranquillité de mes vieilles habitudes-remparts. Tant pis si tu me bouscules… je ferai le culbuto ! Ne me fais pas exploser.


octobre 25, 2007

Maux Conjugaux - Mr & Mrs Th.


T’écrire ? Oui, pourquoi pas… Mais pour te dire quoi ? Hein ? Mes derniers mots écrits étaient des mots de rupture, de séparation… de douleur surtout, de déception aussi. Je sais écrire mes peines, mes larmes, je sais mettre en forme ma rage, mon désespoir… les mettre en scène, les animer, les déguiser, les travestir… En faire un drame en 5 actes, un poème en 10 strophes, un slam et un collier de rimes… Je savais t’écrire quand je voulais transcender ma douleur, quand tu étais loin, quand tu n’étais qu’un rêve, quand je pouvais être victime… que je pouvais jouir de ma souffrance, la modeler, et pondre des mots, des mots forts et violents, des mots qui touchaient…et maintenant ? Qu’est ce que je pourrais t’écrire ? Hein ? Dis-moi… ? La liste des courses peut-être ? Du Nutella, des tranches de pain grillé, du Philadelphia, Yaourts aux myrtilles Chergui 0%, pâtes et sauces tomate… N’oublie surtout pas des « denrées » éthyliques et té-ache-cé-iques pour me faire oublier l’ennui mortel de mon quotidien près de toi… Ah si, et aussi un petit orgasme de temps en temps, coincé entre un « j’ai pas le temps, l’envie, la capacité… » et un passage rapide à la douche pour ne pas trop salir.

T’écrire ? Je ne sais écrire que l’amertume et le regret…

T’écrire ? Non, je ne sais plus, mes mots se sont envolés, évaporés, mes mots sont égocentriques, ils aiment se faire aimer, ils aiment bouleverser, alors non, mes mots ne veulent pas servir à raconter un quotidien banal. Un essai ? Allons-y. « J’ai mis un slip bleu ciel, je me suis coupée les ongles, l’épicier est sympa, le ciel commence à se dégager… » Allez… faites un effort ! Des phrases à rallonge pour raconter comment j’ai lacé mes chaussures ? Ou alors ma discussion avec ma banquière à propos des mensualités de mon crédit… Pfff… Trop peu pour eux. Je pourrais aussi te lister mes morceaux de musique préféré, réécrire une chronique d’un film que j’ai vu, ou alors continuer à faire mon intéressante en donnant mon avis en long, en large et en travers sur un livre que j’ai lu… Allez petits mots, maladroits, faites des phrases longues et mal construites, formez des fleuves inutiles, devenez insignifiants, banals, ennuyants, racontez mon quotidien…

Non, non, et non. Mes mots sont en grève. Mes mots refusent de m’obéir. Mes mots veulent remuer, marquer, mes mots refusent de se faire oublier. Mes mots veulent te retourner, mes mots veulent te faire réagir. Mes mots se veulent uniques ! Uniques oui ! Mes mots veulent se graver dans ta mémoire ! Ils te boudent… car tu les oublies. Ils te boudent parce qu’ils se veulent importants à tes yeux. Ils veulent se sentir différents, ils veulent se faire aimer, avec passion, avec rage… Mes mots n’aiment pas être tièdes. Ils se veulent brûlants, ou froids, ils se veulent passionnés, ou désespérés, blessants ou réconfortants, sarcastiques, cyniques, moqueurs, fougueux, mais pas mielleux, pas lyriques, pas pathétiques… Et puis mes mots n’aiment pas la concurrence.

Alors voilà, mes tentatives pour t’écrire échouent. Trop engluée dans un quotidien fait de courses, de vaisselle à laver, de linge à étendre, de mises à plat à finir… je me perds. Non, je ne suis pas faite pour la raclette à sols, ça me donne des ampoules, je préfère lire, et écouter de la musique, voir 3 films par jour, je n’aime pas cuisiner, ni faire les courses, je préfère errer sur Internet en me goinfrant de pâtisseries à la fraise. Je n’aime pas ranger. Je n’aime pas m’occuper de ta chatte… Egoïste, immature, gamine, bourge, trop gâtée, irresponsable, paresseuse, fumiste, fainéante … Call me what you want, je préférerais toujours lire mon libé vautrée sur la canapé.

Alors quid de mes mots ? Ils ont perdu ? Ils sont perdus ? Non, je continuerais à les pondre. Mais prends garde à toi. Ils finiront par trouver un interlocuteur qui les aimera, qui les comprendra, qui les recevra comme la plus précieuse des offrandes. Allez, une petite touche de plat lyrisme : « Je les hurlerais au Grand Vent d’Ouest, qui les emportera au loin, quelque part ou quelqu’un les attend… , je les chuchoterais aux oreilles des chats paumés du café Hafa, ils iront les répéter à un inconnu qui en sera bouleversé… »

Mes mots se feront poison alors, et te blesseront… Mes mots se vengeront de ton indifférence…

octobre 02, 2007

Vaccin anti-cage


Derrière ses phrases qui finissent en pointillés se trouvent les aveux d'une fille abimée, qui pour s'exprimer agresse ses papiers, usant de vers et de pieds, rêvant de rimes à la volée, de strophes bricolées, de poèmes décousus sans la moindre retenue... mal dans sa peau, se jette à l'eau, prend sa plume et enfile son costume. Une suite de mots sans valeurs, qui remontent en ces heures, quelques mises en scènes, saupoudrées de pensées obscènes, des ressentis au ralenti...

juin 28, 2007

Moi et le Théâtre


En exclu, un extrait de la pièce de théâtre que je co-écris avec JMC. La pièce sera jouée au Maroc et en France à partir de Novembre prochain (inchallah).




(La mère est assise devant une petite table, en face d’ un camescope posé sur un pied, éclairée par une lampe de bureau dirigée vers son visage)

Elle :
Je… je ne sais pas comment commencer, je ne sais pas si j’aurai le courage d’aller jusqu’au bout, voilà, je suis revenue, je suis là, oui, là, près de toi, en France, je suis revenue, j’ai fui encore une fois… mais dans l’autre sens. J’ai osé venir.

Tu me reconnais ? J’ai pas trop changé ? J’ai vieilli ? Sois indulgent!

Ça y’est, j’ai réussi à me décider, (sourire) je suis là.
Et tu es là. Tu sembles loin, loin… je voudrais pouvoir passer chez toi, sonner, entrer dans le salon, m’asseoir sur le canapé, celui qu’on avait choisi ensemble … , je ne peux pas, je n’ose pas, je ne sais pas si j’ai le droit, j’attends. Je t’imagine, je te parle. Tu sais, j’ai tenu de longues conversations avec toi, j’ai toujours continué à te parler, toujours en moi… Une douleur cachée, voilà ! Ténue, invisible, mais une douleur quand même. comme un petit rhume permanent, empêchant de respirer à fond.

Je suis là, tu te rends compte ? J’ai osé venir, je suis là, en France, tu vas recevoir un DVD, tu vas d’abord m’entendre, me regarder… Tu vas le faire ? Ca va te faire un choc… mais aussi un petit bonheur , non ?

J’ai craqué ! Je suis partie, ils ont gagné ! Ils sont contents: je paye ! Comme ils ont raison ! C’est normal, ça devait arriver. Il suffirait d’aimer un homme, pour décider de vivre avec lui ? Et en être heureuse ?

Ils peuvent maintenant se déchaîner sur moi ! Condamnez moi ! C’était la honte pour vous ? J’accepte !

S’ils pouvaient seulement deviner comme je m’en balance ! Je m’en fous, je les emmerde ! Je ne veux plus me battre.

Je sors. Je vais en boîte. Pour ne plus les voir, plus les entendre, pour ne plus me faire parasiter, sucer mon énergie, me faire contrer, engluée dans leurs regards, les reproches muets. Je bois, je danse, je ris, je tourbillonne sur la piste, je m'épuise, je souris, je suis charmante, je converse, je chante, je déambule, un verre à la main, une clope à l'autre. Salut! Tu vas bien ? T’es seule ! Je m'épuise...Je craque !

Regarde-moi ! Regarde mes yeux, tu ne vois rien ? J’ai un secret, il m’étouffe, je ne peux plus respirer, besoin de parler, cracher !

(Elle éteint le caméscope)



juin 26, 2007

Appel à candidature


Jeune femme charmante, grande et bronzée, compliquée et "negative" ecrivailleuse à ses moments perdus (et non perdus aussi) recherche homme "positif" de plus de 35 ans, parfaitement francophone, pour être son interlocuteur pendant quelques mois en vue de pondre des textes "ensoleillés". Ecrire au Webmaster qui transmettera.

juin 21, 2007

De la mort du Dr Th...


J'aimerais t'oublier, mais je ne peux pas. J'aimerais que tu n'aies jamais existé, mais je ne peux pas. J'aimerais pouvoir me dire "je ne l'aime pas", j'y arriverai sans doute, encore quelques efforts ! c'est stupide, c'est idiot, ça devrait faire rire, nous faire rire, mais non ça rend malade, alors on s'insensibilise. mais ça ne marche pas vraiment. Au fond de moi, je n'arrive pas à croire que je t'aime, donc comment pourrais-je, petit a, croire que tu m'aimes, b, m'engager avec toi ?

le 'Dr Th' que tu as aimé n'a jamais existé que dans notre esprit, n'est-ce pas ? Il n'est pas réel. C'est la même chose pour la Majda que j'ai croisé, elle n'est pas réelle pour moi. J'ai vu une fille, une fille attirante, complétement attirante, mais j'ai détourné la tête, le coeur, elle me hante maintenant, cette fille que j'ai croisé un jour et qui a même tenté de m'appeler, mais je n'ai pas voulu, pas pu aller plus loin, prendre le moindre risque sentimental, oui je regrette un peu, mais bientôt je n'y penserai plus, j'aurais oublié...

ça aurait pu se passer comme ça aussi.

l'écoeurement... de moi-même. la nausée, celle du narrateur de Sartre, on fait quelque chose de mal, on sait qu'on est en train de le faire, on se dégoute de le faire, on le fait quand même... C'est stupide, c'est illogique, les sentiments sont illogiques, alors la douleur n'est rien, elle n'existe que pour se sentir exister parfois, sinon on s'en passe.

Je t'aime
je ne t'ai jamais aimé
je t'aimerai toujours
j'aurais pu t'aimer
je ne t'aime pas
je ne sais pas ce que veut dire aimer
je ne sais pas si j'aime, si j'ai aimé
je ne veux plus rien savoir de ça
plus rien
plus rien

mourir et vivre un peu, tiède et confortable, sans âme ni passion, sans surprise ni risque,

aimer et mourir
au pays qui te(nous) ressemble

Dr Th.

juin 14, 2007

The Dope Show




Je pense à toi! Je ne veux pas/plus penser à toi! Alors je bois, je danse, je ris, je tourbillonne sur la piste de danse, je m'épuise, je souris, je suis charmante, je converse, je chante, je déambule, un verre à la main, une clope à l'autre, je salue, je demande des nouvelles, j'échange des numéros de téléphone, accolades, retrouvailles, je m'épuise...

Toilettes pour femmes, sourires entre filles qui se retouchent devant le miroir, je me regarde, je me recoiffe, je me souris, je me tourne, je regarde mon cul, arrange mon décolleté, je coupe la coke sur la cuvette avec ma carte bancaire, j'inspire à travers un billet bleu, j'avale une gorgée de rhum, je me regarde dans le miroir, j'ai les pupilles dilatées, mes yeux paraissent énormes, ils me mangent le visage presque, je renifle, je souris à mon reflet, je reviens vers la foule...

je soupire, je pense à toi, je ne veux pas, je ne veux plus, tu ne réponds pas, je suis dans mon lit, je veux dormir, je n'arrive pas, je pense à toi, je ferme les yeux, tu es là, tu es loin, je ne te sens plus, paranoïa post-coke, ou vrai pressentiment, je ne veux pas sortir, on m'appelle, on m'attends, je te perds, je ferme les yeux, tu es là, tu es inaccessible, je ne retrouve plus ton odeur, j'ai oublié ton odeur, narines défoncées par la coke?

je ferme les yeux, ton visage est déformé, loin, ton visage part en fumée quand je le touche, ton visage est un masque, je vois tes yeux, mais j'ai oublié ton regard, ton sourire s'est transformé en grimace, ou es tu? je ne sais plus te rêver, je t'appelle, ma voix résonne dans le vide, tu n'existes pas, ou es tu? Je ferme les yeux, je continue à te chercher en moi, je te cherche partout, dans tous les coins, les plus sombres, tu n'y es plus, je tourne en rond, je tourne en moi, je cours après ton ombre, je ne te trouve pas... je ne te trouve plus, tu n'es plus en moi, ou alors je ne sais plus te trouver, c'est vide et froid en moi.

mai 16, 2007

Eloge de ma paresse




... ou de ma procrastination intensive...




11h08 – je suis au bureau, commérages du lundi matin, le tour des rumeurs, des décès et des morts, pronostics sur l’heure d’arrivée du boss, sur l’espérance de vie de la boite, nombre de jours sans vent d’est, niveau de puanteur de Esse (mauvaise langue, je sais )… Je dois bosser sur la présentation des valeurs de l’entreprise, sur le montage de la vidéo de formation sur les techniques de le traitement de surface de l'********** (rien que ça !), sur la présentation de la politique de remboursement des frais médicaux (pouahh !!)… et bien sûr, que fait Majda ?, elle sirote tranquillement son café en fumant ses clopes, attends la confirmation du RDV pris avec la psy et surtout, se concentre très très fort pour ne pas penser à toi… (C’est fatigant comme activité) (Impossible) (Quand on veut on peut !) (wé c’est ça)(et puis quoi encore ?) (Laisse tomber ! Majda) (nan) (tu fonces droit dans le mur) (hein ?) (Ce n’est pas pour toi!) (Tu seras frustrée avec lui) (nan ! nan ! nan !)(Vous êtes tous les deux égoïstes, vous allez droit vers le clash) (Et puis ta gueule toi au fond, de quoi je me mêle)(c’est pour ton bien qu’on te dit ça, majda) (wé c’est ça, mon bien, mon bien…vous en savez quoi de mon bien) (y’aura personne pour te ramasser tes débris après ! tu le sais…) Shhhhut ! Silence au fond !!! Je disais donc que je ne pensais absolument pas à toi (hé hé) (je t’ai entendu !) (j’ai rien dit) (le prochain qui ouvre sa gueule est viré).

11h28 – Je me la pète, j’impressionne tout le monde, je peux parler (un peu) de Rugby…

11h25 – Le temps recule…

11h28 – ça y’est, il s’est remis à avancer, je vais fumer une clope pour célébrer ça…

11h39 – je regarde l’article « procrastination » sur Wikipedia

La procrastination est un terme relatif à la psychologie qui désigne la tendance pathologique à remettre systématiquement au lendemain quelques actions, qu’elles soient limitées à un domaine précis de la vie quotidienne ou non. Le « retardataire chronique », appelé procrastinateur, n’arrive pas à se « mettre au travail » (et monter cette foutue vidéo/préparer la présentation/Lire le dossier d’assurance/la pièce de théâtre), surtout lorsque ça ne lui procure pas de gratification immédiate.

affecte en particulier des étudiants doués, (uhum uhum) habitués à réussir les épreuves avec aisance et à être reconnus pour leur talent. Devant soutenir un effort inhabituel face à une difficulté, ils perdent confiance en eux et ressentent une angoisse.

Le sujet peut être pris d’une véritable frénésie d’activités
(aller faire les courses, entamer un grand ménage de printemps, repeindre les volets, prendre des nouvelles de la grand-mère, faire de la maintenance informatique…Retranscrire et traduire tout un album de hoba hoba spirit, alimenter mon blog, ranger mon album photo/renommer correctement mes mp3, errer sur Wikipedia ), tant que celles-ci ne possèdent aucun rapport avec LA tâche problématique (faire un rapport).

On recense trois domaines privilégiés de la procrastination :
dans les études (et plus tard la vie professionnelle)
(voir plus haut)
dans la vie quotidienne (procrastination routinière) (ranger mon dressing, ranger mes DVD, réparer mes 2 PC, démêler les fils de mon téléphone, ...)
dans les prises de décision (procrastination décisionnelle) (toi)



11h49 – Je suis toujours sur Wikipedia :


Cette attitude semble liée à une éducation exigeante, fondée sur une culture du résultat. Le sujet prend l’habitude de ne plus pouvoir engager une action sans penser à l’évaluation qui la suivra et cherche alors à éviter les conséquences fâcheuses. La procrastination peut se trouver chez des sujets très doués dans leur domaine et — paradoxalement — manquant de confiance en eux en profondeur.



Et pour le 3 ème cas : Le sujet a peur que les autres ne prennent trop de place dans sa vie (croyance qu’il va se faire voler ses réalisations, précédente relation sentimentale ratée, souvenir de personnes envahissantes…). Il peut aussi craindre de dévoiler ses « mauvais côtés » si les autres s’approchent trop de lui et qu’ainsi il se fasse rejeter.


Il faut préciser qu'en psychanalyse, le temps c'est l'ordre du père.


On associe ainsi les retardataires, pilotés par la colère, à une autorité parentale qui pendant l'enfance les a déstructurés. Des familles où l'on faisait des différences entre les enfants, un sentiment d'injustice vécue




Sans commentaires!



11h58 – RDV avec la psychothérapeute pris : Jeudi 16 heures



12h39 – Discussion téléphonique avec J. (sujets passés en revue : Psychothérapie, la bote, J, S-O qui couche avec J, Plage, Sa relation avec Z, différences de comportements homme/femme dans un couple, rapports à la bouffe selon les cultures, ses peurs, mes peurs, sentiment d’illégitimité dans un couple qui réveille des angoisses refoulées datant de l’enfance, pannes sexuelles, culpabilité, peur du passage illégitime/légitime dans un couple, exercices thérapeutiques pour corriger des comportements, PNL, jalousie, comportement masculins induisant crises d ‘hystérie chez les femmes, ne chie pas là où tu manges, sms, reconstruction de couple sur un nouveau mode de fonctionnement, lâcheté, abandonner, regrets après, être dans l’attente, peur de la suite, position de faiblesse, plage, vengeance, parking souterrain, 1ere crise, aurait du arrêter ce jour là, poste d’assistante de direction, changement de boite, ambiance malsaine, Z qui l’ignore, il doit pouponner, ell de a peur, j’ai peur, amour vain, vie injuste, heureusement qu’il fait beau, plage, bronzage, maillot, faim, déjeuner)



12h55 – Retour sur Wikipedia



12h57 – Je t’aime, j’ai faim, je pense à toi, j’ai envie que le « nous » fonctionne, je veux croire en le « nous ».



12h58 – Je t’aime et j’ai peur de toi. Mais je m’en fous, on verra… Maderna f tagine mayte7ra9 (traduction : On a rien mis dans le tajine, donc pas risque pour le bruler)



12h59 – Je t’aime et tu me plais et j’ai envie de toi et je veux discuter avec toi et je veux être dans tes bras et je veux pouvoir t’aimer et je veux que tu m’aimes et que tu croies en nous des fois, et j’ai peur de ton égoïsme et j’ai peur du mien aussi.



13h00 – Je t’aime madly ! Pause déjeuner.

mai 15, 2007

De ce qui n'aurait jamais dû exister...



Note de l'auteuse : Dr Th a daigné visiter mon blog, cf dernier commentaire de note précèdente. Dans une tentative d'exorcisme, je publie en exclu et à l'insu de son plein gré, le mail coupable de ma future depression. Dans une logique d'anticipation toujours, j'ai pris RDV avec une psychothérapeute en vue de prévenir ladite depression. 00:35 je suis dans mon lit, et j'ai une impression de dernière fois... Dr Th. si tu daignes encore un jour repasser par mon monde, même virtuellement et secretement... non rien, tu sais déjà tout!


"i never wanted to be your week-end lover, i never wanted to be some kind of friend, baby, i could never stole you from another, ..."


ps : ce texte n'aurait jamais du exister!




Tu m'as au moins fait perdre pour vingt minutes d'efficacité de travail avec ton mail... imagine, le froggy (non musulman, non marocain, non célibataire de surcroît) bouche bée, les bras ballants, au lieu de travailler d'arrache-pattes sur son rapport abhorré... moi j'ai dormi avec toi (dans mes rêves ! ... je sais), je t'ai rendu chaque coup de pied, je me suis agité en cadence ou en contre-danse, j'ai ronflé plus fort que toi, en plus j'ai transpiré, je me suis levé dix fois pour aller au toilettes, c'est toi qui a dû ne pas supporter, la preuve, à mon réveil [arrrgh le réveil, l'horreur programmée, l'envie de dire "je suis malade je bouge pas"...] tu n'étais plus là à côté de moi...

Ouais, j'ai dû rêver, mais j'ai bien dit kekchose comme "je t'aime", en plus je le ressentais... je le ressens encore d'ailleurs. Avec des envies aussi... pré- ou post-, peu importe. orgasmiques sans doute, sensuelles certainement, intellectuelles aussi, humoristiques sûrement, je suis venu au Maroc faire de l'offshoring, mais va pour l'offshore vers l'Espagne, ou même à la nage... en impromptu, Tarifa Madrid Sans Sébastien (juste nous deux et nos idées qui déménagent).

Aller manger une glace sur la banquise ou des merguez grillées au Sahara, ou l'inverse en faisant vite. Du shopping à Londres, des échoppes au Portugal, des chopes à Munich, des zips et des zaps pourvu que ce soit avec toi...

Aujourd'hui je m'appelle sécateur, ma spécialité : les barbelés ! Je vais me les faire, tous, cling clang cling, prends ça toi, vire de là, ôte-toi de mon chemin, laisse-moi (laisse-la) passer !

J'emmerde les interdits à mes pensées les plus sauvages, je te laisse les deviner, tiens, je me concentre à mort pour un petit coup de télépathie - la télékinésie ça serait encore mieux, hop, ni vu ni connu, me voilà dans ton lit, le temps d'une caresse, le temps d'un soupir, et hop, je te laisse faire des beaux rêves.

Des beaux rêves. Des belles raves, des bêtes rares, de belles bêtes, des blettes et des pas mûres... Atomisons les conventions, le temps d'un mail. le temps d'une vie. Les deux. Tous les deux.


JTA

Dr. Th

mai 10, 2007

Roukne Atta3aroufe!!!


Lui : Ah c’est toi Majda ?
Moi : Apparemment…
Lui : Tu ne ressembles pas à la photo
Moi : oui, j’ai l’air plus vieille en vrai !
Lui : Alors ça va ?
Moi : mwé…
Lui : Sinon, ça va ? Qu’est ce que tu racontes de beau ?
Moi : Il fait beau, je veux aller à la plage…
Lui : Héhéhéhé, t’es marrante
Moi : ?
Lui : ça ne te dérange pas la musique ?
Moi : non
Lui : je suppose que tu aimes bien Bryan Adams ? j ai essayé de mettre le CD qui plait à tous..
Moi : Non
Lui : Vraiment !!!! (incrédule), t’écoutes quoi comme musique ?
Moi : De la Trip Hop
Lui : Ah c’est génial 2pac & co
Moi : De la T-R-I-P HOP, pas du HIP HOP
Lui : hahahahahaha, t’es marrante
Moi : ?
Lui : non sérieux, c’est quoi ce truc ?
Moi : un genre de musique…
Lui : explique
Moi : un peu électro
Lui (avec grand sourire) : ah, dis mois de la Techno
Moi : non, laisse tomber
Lui insistant : mais explique moi c’est quoi ce stoune ? donne moi le nom d’un groupe, je suis sure que je reconnaîtrais…
Moi : Massive Attack ?
Lui : hein ? Ma – chnou ?
Moi : Portishead ?
Lui : hein ??????
Moi : laisse tomber, ok….
Lui : mais non, dis moi…
Moi : ça te dis quelque chose la musique des pubs Maroc Telecom de l’année dernière : give me a reason to loooove youuuuuu….non, ça ne te dit rien, alors laisse tomber ! c’est pas grave
Lui ; oui mais donc, tu veux que je change de CD ?
Moi : Non, je m’en fous
Lui : j’ai de la musique Gnawa, j’adooooore Gnawa
Moi : ok
Lui : Mataychedoukche s7abna
Moi : si
Lui : Hahahaha, t’es marrante, tu déconnes non ?!!!
Moi : non, on me surnomme bien Majdouba…
Lui : ?????? (inquiet)

Lui : j ai le dernier festival, je t’ai dit, j’adoore gnawa
Moi : je pensais plutôt à Guinea, Bekkas ou Kesri, ou meme Baqbou…
Lui : c’est quoi ça ????!!!!!! chkoune hadou
Moi : non, personne d’importants, juste les plus grands maalems gnawis… mais c’est pas important
Lui : t’es bizarre !
Moi : Moui… si tu le dis…

Lui : Bon, on parle d’autre chose ?
Moi : mwé…
Lui : je suppose que tu aimes le cinéma…
Moi : oui, j’adore le cinéma
Lui : ben tu vois, on a des choses en commun… et c’est quoi ton film préféré ?
Moi : ben, locataires de Kim Ki Duk m avait assez plu, Old Boy de Park Chan-Wook pareil…
Lui : Tu veux dire Shahrukh Khan … Mwé, ma sœur en est fan aussi… comme toutes les filles d’ailleurs
Moi : Park Chan-Wook…
Lui : euh, tu sais, le cinema Hindou, je laisse ça au fille
Moi : (soupir) : Corée du Sud
Lui : hein, chnou…
Moi : non rien…
Lui : alors comme ça tu aimes le cinéma chinois ?
Moi : soupir , oui
Lui : les films de karaté c’est marrant, t’as raison, surtout quand t’as fumé… mais je te parle de vrai cinéma, de Hollywood…
Moi : j aime pas Hollywood
Lui : et tu aimes quoi ?
Moi : du cinéma d’auteur
Lui : moi aussi j aime les adaptations de livres… de toutes façons, plus personnes ne lit, tous les livres devraient sortir directement au cinéma…
Moi : t’as entièrement raison, brûlons tous les livres, comme dans Fahrenheit 451…
Lui : hein ??
Moi : Non, rien
Lui : t’as vu le dernier Banderas/Lopez…
Moi : Les oubliés de Juarez, non, j ai pas envie de le voir…
Lui : t’es quand même bizarre comme fille, je suis sure que tu le fais exprès… tu me fais marcher…
Moi : Non je suis comme ça
Lui : Sinon, tu pars ou en vacances cet été ? Marrakech ? Costa del sol ?
Moi : En Asie Inchallah…
Lui : en Thailande, c’est super…
Moi : J’irais bien au Cambodge… mais je crois que je vais me contenter de la chine…
Lui : Au Cambodge ???? t’es folle ma fille… ! Ecoute Majda, ton petit jeu a assez duré, tu peux commencer à me répondre franchement maintenant… je commence à me lasser… Tu es timide, c’est ça.. ??
Moi : wé, c’est sûrement ça…
Lui : tu es avec quelqu’un ?
Moi : à moitié
Lui : on est amis raconte..
Moi : C’est un gaouri donc non marocain, non musulman, non célibataire, non circoncis, plus vieux… (grand sourire)
Lui : Mais Majda, pourquoi est ce que tu veux aller vivre en France ?
Moi :???? Je n’ai pas l’intention de quitter Tanger
Lui : alors pourquoi un gaouri si ce n’est pas pour les « papiers »
Moi : (coup presque fatal) : Parce que j’aime baiser avec lui

Lui sur le point de s’étouffer… se raccroche quand même aux bords du Ring, et essaye de se relever…
Lui : (racontage de scène où son père a failli le choper avec un paquet de cigarettes) (
Moi : c’était quand ?
Lui : la semaine dernière
Moi : waou
Lui : (fier) c’est le genre de situations qui nous arrive tous, a nous les marocains
Moi : non
Lui : ???
Moi : mon père et moi on se taxe des clopes
Lui : Hahahahahaha, t’es marrante
Moi : si tu le dis
Lui : tu ne t’appelles pas Jacqueline quand même…
Moi : ??? c’est si surprenant que ça…
Lui : mwé c’est ça… en fait, t’es folle et surtout t’es complètement mythomane… en réalité t’es une fille super coincée, encore vierge, qui veut se la jouer meuf ouverte et tout… mais ma pauvre fille, là tu vas loin, t’es complètement mytho et surtout pas crédible… vous les marocaines, vous voulez toujours vous donner un genre… vous ne savez pas rester naturelles…
Moi : Oh ! tu m’as démasquée !

mai 02, 2007

Instantanées de Ma Rage


19h07,
Je rêve de toi, Je te déshabille avec mes yeux, je crois même que je te viole dans un coin sombre de mon esprit, je t'y emmène, je te ligote sur une chaise et je te mets sous la douche… Tu as osé pénétrer mes rêves, au mauvais moment, je ne pouvais te laisser en ressortir… alors je te fais prisonnier, et je te torture pour calmer mon anxiété

20h30,
chambre d'hôtel pourrie, j ai baisé sur un lit qui grinçait trop, très vite, brutalement, violemment, au moment de jouir, j ai fermé les yeux, et j ai pensé à tes mains, puis je les ai ouvert, tu étais là sur moi, je t'ai dis « je t'aime », j'ai refermé mes yeux et j'ai hurlé. Je me suis tenue la tête, une douleur vive me tord le visage, j'ai des crampes partout, je suis en manque de toi, j'ai envie de me cogner contre le mur, encore ces fourmis qui courent dans tout mon corps, comme si il s'emballait, perdait la raison. Il essaye de m'embrasser, je tapote nerveusement mon clavier… Je pousse des hurlements sourds, je me suis regardée un Almodovar, Kika, 1993, et tu étais encore là…

22h18,
je t'appelle, je te hais, je suis enragée, je me transforme en tourbillon, et je casse tout, je jette tout… puis je rêve de nous, je rêve fort, je ferme les yeux et j y crois, notre week-end en Espagne qui n'existera que dans ma tête, tant mieux, il n'en sera que plus parfait, je nous vois, el vino tinto de Rioja nos sube a la cabeza, y nos estamos riendo de nuestras propias tonterrias, riant encore plus fort de nos conneries, oui, il sera parfait ce Week-End dans ma tête, en plus il fera beau, et on s'assiéra à une terrasse de café, in algun pueblo perdido a los alrededores de Sevilla… j'ouvre les yeux, je suis dans ma chambre, tout est en désordre, je suis seule, again, again, again, again, again…

avril 27, 2007

Tuons Nos Mots!!!


Insomnia


Je me suis perdue. Jamais je n'aurais du sortir seule. J'ai oublié comment faire pour dormir. Je déteste le printemps. Je suis toujours triste et seule pendant cette saison. La nature me nargue, elle est arrogante avec sa beauté.

J'ai envie de me lexomiliser. Je veux m'amputer de mon cœur. Il a toujours fait n'importe quoi.

Mes phrases commencent souvent par je.

Je ne trouve pas le morceau de musique qui arrivera à me calmer.

J'exhibe ma douleur sur mon blog.

Peut-être qu'en devenant publique, elle me sera plus supportable. Je l'étale. Une douleur publique, pour vous voyeurs.


Pour Lui et ses mots :


Je te tue et te retue dans mes fantasmes. Fantasme violent. Tu n'existes pas, je t'ai inventé de toutes pièces. La preuve, tu n'es pas là. Je veux te lire. Les mots. Certains mots devraient être interdits. Les tiens! Les miens aussi d'ailleurs. Les mots sont faits pour décrire une réalité. Nos mots nous contrôlent ! Tuons nos mots. Nos mots sont des apprentis sorciers. Ils créent notre réalité. Tuons les et nous vivrons en paix. Nos mots ont inventé un nous. Nos mots se sentent, se complémentent, s'encastrent, se mélangent, se mêlent… Regarde les, ils vont si bien ensemble… Nos mots ne servent à rien à part nourrir notre narcissisme. Nos mots se regardent comme dans un miroir, nos mots sont amoureux de leur propre reflet, nos mots aiment leur écho… Tuons nos mots, pour qu'ils cessent de nous contrôler.


BO : Cocorosie "Honey Or Tar" et "Beautiful Boyz"

Depuis mon lit, Boulevard Pasteur, Tanger